SANTE - ANOREXIE

Article rédigé avec la collaboration du Medecin de la Ligue

PRESENTATION :

Médicalement, on parle d'anorexie quand l'Indice de Masse Corporel (IMC)* est inférieur à 17 kg/m2 pour un adulte et/ou qu'on note un rapport "anormal" à la nourriture.

                            POIDS en kg
* IMC =     _______________________    - Exemple : 48 kg / (1,68 m X 1,68 m) = IMC 17 kg/m²

                TAILLE en m X TAILLE en m

Source : Institut national de prévention et d'éducation pour la santé (INPES) - Santé Publique France : lien site Internet

balance

 

Nous distinguons deux formes d'anorexie.

La première est l'anorexie mentale.

Il s'agit d'une maladie dans laquelle existent des troubles du comportement alimentaire. La personne qui en souffre est très fortement préoccupée par son apparence et s'astreint à des régimes drastiques. Il existe une dysmorphophobie ou incapacité totale à juger objectivement son corps. Il peut s'ajouter à cela des troubles du type vomissements auto-provoqués ou accès de boulimie.

Cette pathologie touche plutôt des adolescents et particulièrement les filles, mais pas seulement, surtout dans le milieu des grimpeurs.

Les conséquences peuvent en être dramatiques. Selon plusieurs études, nous notons jusqu'à 10 % de mortalité chez les personnes atteintes de cette pathologie.

 

La deuxième est d'anorexie athletica.

Il s’agit d’une forme de dopage*. Cette anorexie dite "volontaire" du sportif avec une limitation consciente du poids corporel dans le but d'améliorer les performances sportives. Plus insidieuse et difficile à détecter, car la perte de poids est progressive et ne s'accompagne pas, le plus souvent, de vomissements ou d'accès de boulimie. Elle n’en reste pas moins très dangereuse. Le problème de ce comportement est qu'il peut conduire à des problèmes graves de santé et peut évoluer vers une anorexie mentale (qui rappelons-le est mortelle dans 10% des cas).

Les signes : perte de poids, fatigue, blessures, décompte des calories, repli sur soi, comportement alimentaire inhabituel, changement d'humeur...

Il est donc important que tout l’entourage du grimpeur reste vigilant. Tout le monde a un rôle à jouer : médecin de famille, médecin fédéral, entraîneurs, encadrants et dirigeants des clubs ainsi que la famille et les proches. A noter que ces troubles ne se retrouvent pas que dans le haut niveau. Il est donc impératif que tous les intervenants en clubs soient sensibilisés.

 *Définition officielle du dopage = utilisation de substances et/ou de procédés de nature à modifier artificiellement ses capacités.

 

CONSEILS :

En cas de suspicion, il  sera important d'en informer le sportif et/ou la famille surtout s’il est mineur, ainsi que le médecin traitant. La priorité reste la santé de l'athlète.

Le discours de l’entourage du sportif est important. Le « nôtre » est de dire qu’un bon athlète ou un bon grimpeur est celui qui a une bonne technique et qui sait préserver sa santé pour durer. Nous n’avons qu’un corps alors prenons-en soin.

N’hésitez pas à en parler à votre médecin de famille, un professionnel compétent ou le médecin Ligue (Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.)

 

POUR ALLER PLUS LOIN :

Site officiel de l'INPES - Santé Publique France
INPES - Évaluer et suivre la corpulence des enfants
INPES - Le disque de calcul de l’indice de masse corporelle chez l’adulte
Haute Autorité de la Santé (HAS) - Anorexie mentale : prise en charge

Courbe de corpulence FILLE
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imc enfant fille

 

Courbe de corpulence garçon
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